Gin : la sélection premium Infinivin

Le gin connaît un vrai regain d'intérêt depuis quelques années, porté par des distilleries qui soignent leur recette de botaniques autant qu'un vigneron soigne son assemblage. La catégorie s'est élargie bien au-delà du gin tonic de comptoir, avec des profils méditerranéens, japonais ou de montagne qui se distinguent nettement les uns des autres. Infinivin a sélectionné des gins reconnus pour leur qualité, adaptés aussi bien au cocktail qu'à la dégustation pure.

Comment est fabriqué le gin ?

Le gin est un spiritueux obtenu par distillation d'un alcool neutre aromatisé principalement à la baie de genièvre, seul ingrédient imposé par la réglementation pour porter ce nom. Autour de cette base commune, chaque distillerie compose sa propre liste de botaniques : coriandre, agrumes, angélique, réglisse, herbes locales ou épices plus rares. Le titre alcoométrique se situe généralement entre 37,5 % et 47 %, avec des références plus corsées pouvant dépasser ce seuil.

Le procédé classique part d'un alcool neutre, le plus souvent issu de céréales, dans lequel infusent les botaniques avant une redistillation dans un alambic en cuivre. Certaines maisons infusent directement les plantes dans l'alambic, d'autres préfèrent une distillation séparée de chaque botanique avant assemblage, une méthode plus longue mais qui permet un contrôle plus fin de chaque arôme.

Les grandes familles de gin

Le style London Dry reste la référence historique. Il impose que tous les arômes proviennent exclusivement de la distillation, sans ajout après coup, pour un profil sec et précis centré sur le genièvre et les agrumes. Le style contemporain, souvent qualifié de "New Western" ou de gin de distillerie artisanale, s'autorise plus de liberté : les botaniques locales ou inattendues y prennent le pas sur le genièvre, donnant des profils plus floraux, plus fruités ou plus épicés.

Le gin méditerranéen s'est imposé comme une catégorie à part, portée par des maisons qui travaillent l'olive, le romarin ou les agrumes du sud. Le gin japonais, plus récent sur le marché occidental, mise sur des botaniques comme le yuzu ou le thé, dans une approche marquée par la précision et l'équilibre. Le gin de montagne, enfin, joue sur les plantes alpines comme le génépi et une eau de source pure, pour un profil plus frais et herbacé.

Notre sélection

La cave met en avant plusieurs profils complémentaires. Le Gin Gigi en Provence, distillé avec l'expertise de la distillerie Bercloux, capture les herbes du massif des Maures : romarin, huile d'olive et zeste de citron composent un profil solaire et méditerranéen. Le Gin Monkey 47, venu de la Forêt-Noire allemande, se distingue par sa composition de 47 plantes, offrant une complexité aromatique dense recherchée par les bartenders du monde entier.

Le Gin Etsu, distillé à Hokkaido au Japon, mise sur l'eau de source des montagnes et des botaniques comme le yuzu, pour un profil iodé et raffiné, salué à plusieurs reprises aux Gin Masters. Le Gin du Mont Blanc, élaboré au pied du massif par un distillateur écossais installé en Savoie, associe genièvre, coriandre et génépi dans un style onctueux et floral. Le Gin Engine, produit en Italie dans le Piémont, s'inspire de la tradition du Rosolio pour un profil délicat aux notes de sauge et de citron. Le Gin Blackwoods, enfin, distillé dans les îles Shetland, propose un profil floral et épicé, huileux en bouche, plus proche d'un whisky vieilli par son équilibre que d'un gin classique.

Comment choisir un gin

Le choix dépend avant tout de l'usage prévu. Pour un gin tonic classique, un London Dry sec et marqué par le genièvre reste la valeur sûre, sa structure supportant bien la dilution et l'amertume du tonic. Pour une dégustation plus travaillée ou un cocktail signature, les gins aux botaniques plus originales, comme les profils méditerranéens ou japonais, apportent davantage de matière et de singularité.

Un repère utile pour les acheteurs moins familiers de la catégorie : le nombre de botaniques annoncé sur l'étiquette n'est pas toujours un gage de qualité. Un gin composé de trois ou quatre plantes bien maîtrisées peut se révéler plus équilibré qu'un assemblage de vingt ingrédients mal dosés. La provenance de l'eau, la qualité de l'alcool de base et le savoir-faire de la distillerie comptent tout autant que la liste des botaniques.

Le prix d'un gin varie fortement selon le mode de production. Une distillerie artisanale produisant de petites séries facture logiquement plus cher qu'une marque industrielle, sans que cela présage systématiquement d'une meilleure qualité gustative. Mieux vaut se fier à la réputation de la distillerie et, si possible, à des retours de dégustation avant d'investir dans une bouteille haut de gamme.

Comment servir et déguster un gin

Le service en gin tonic reste l'usage le plus répandu : glaçons abondants pour limiter la dilution rapide, tonic de qualité versé lentement le long du verre pour préserver les bulles, et une garniture choisie en écho aux botaniques du gin plutôt qu'au hasard. Un gin méditerranéen s'accordera avec un zeste d'orange ou une olive, un gin japonais avec un zeste de yuzu ou de citron vert, un gin plus classique avec un zeste de citron ou une branche de romarin.

Pour une dégustation pure, à la manière d'un spiritueux de caractère, un service à température ambiante ou légèrement rafraîchi dans un verre tulipe permet de mieux percevoir la complexité aromatique. Quelques gouttes d'eau peuvent ouvrir les arômes sur les références les plus denses, comme le ferait une eau-de-vie ou un whisky.

Comment conserver un gin

Une bouteille de gin se conserve debout, à température ambiante, à l'abri de la lumière directe. Le degré d'alcool élevé protège naturellement le produit de toute altération : une bouteille fermée se garde indéfiniment, et une bouteille entamée conserve ses qualités pendant plusieurs années sans dégradation notable. Contrairement au vin, le gin ne continue pas à évoluer une fois en bouteille, ce qui permet de le stocker sans contrainte particulière de durée.

Foire aux questions

Quelle est la différence entre un gin London Dry et un gin classique ?

Le London Dry impose que tous les arômes proviennent exclusivement de la distillation, sans ajout après coup, contrairement à d'autres gins qui peuvent intégrer des arômes ou des colorants ajoutés après distillation. C'est une méthode de production, pas une origine géographique : un London Dry peut être produit n'importe où dans le monde.

Quel est le degré d'alcool d'un gin ?

La plupart des gins titrent entre 37,5 % et 47 % d'alcool, avec quelques références plus puissantes pouvant dépasser ce seuil.

Le gin doit-il obligatoirement contenir du genièvre ?

Oui, c'est le seul ingrédient imposé par la réglementation pour qu'un spiritueux puisse porter le nom de gin. Toutes les autres botaniques sont laissées au choix du distillateur.

Comment bien choisir son tonic pour accompagner un gin ?

Un tonic classique et peu sucré met en valeur les gins secs et marqués par le genièvre, tandis qu'un tonic plus aromatique (agrumes, herbes) convient mieux aux gins déjà riches en botaniques, pour éviter de surcharger le profil aromatique.

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